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Grande Muraille de Chine


Grande Muraille de Chine

Inscription au Patrimoine Mondial par l'Unesco : 1987

Pékin (Chine)

Si le terme "Grande Muraille" désigne aujourd'hui principalement les fortifications érigées pendant la dynastie Ming, plusieurs murailles construites lors des dynasties précédentes ont porté ce titre, les frontières de la Chine évoluant avec le temps.
   Grande Muraille de Chine : Visite virtuelle   1 section et 8 éléments
Grande Muraille de Chine : Vestiges (1)


Tronçon de Badaling (8)
770 avant J.C.
Ce tronçon, dont le nom signifie "qui mène dans toutes les directions", est situé à 80 km de Beijing. Il était difficile à attaquer et très gardé. On peut encore y voir l'inscription ancienne "barrière naturelle".
Grande Muraille de Chine : Description   
La Grande Muraille (en chinois traditionnel : 長城 ; simplifié : 长城 ; pinyin : Chángchéng ; littéralement la "longue muraille") est un ensemble de fortifications militaires chinoises construites, détruites et reconstruites en plusieurs fois et plusieurs endroits entre le Vème siècle av. J.-C. et le XVIème siècle pour marquer et défendre la frontière nord de la Chine.

Populairement, on désigne sous le nom de "Grande Muraille" la partie construite durant la dynastie Ming qui part du détroit de Shanhai sur les rives du fleuve Yalu à l'est pour arriver à Jiayuguan à l'ouest. La longueur de la muraille varie selon les sources. Selon un rapport de 1990, la longueur totale des murs serait de 6 700 km. En raison de sa longueur, la Grande Muraille est surnommée en chinois "La longue muraille de dix mille li" (萬里長城, wàn lǐ chángchéng), le li étant une unité de longueur et dix mille symbolisant l'infini en chinois. Ce surnom peut cependant être pris dans son sens littéral par approximation, 6 700 km faisant 13 400 li. En moyenne, la Grande Muraille mesure 6 à 7 m de hauteur, et 4 à 5 m de largeur.

La Grande Muraille est la structure architecturale la plus grande construite par l'homme en termes de longueur, surface et masse. Depuis 1987, elle est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO sous le numéro 438.

Architecture
La Grande Muraille est la plus longue construction humaine au monde. Elle parcourt environ 6 400 kilomètres. Des études par satellite ont montré que de nombreux segments, d'une longueur totale d'environ 1 000 kilomètres, étaient de nos jours enfouis sous terre.

Sa largeur varie entre 5 et 7 mètres en moyenne et sa hauteur entre 5 et 17 mètres. Elle est ponctuée de tours de guet et de bastions sur toute sa longueur. Elle est impressionnante sur les milliers de kilomètres proches de Pékin, la capitale. Elle se réduit ailleurs et ressemble à une imposante levée de terre à certains endroits.

Divers
On prête à la Grande Muraille la réputation d'être le plus grand cimetière du monde. Environ 10 millions d'ouvriers sont morts pendant les travaux. Ils n'ont pas été enterrés dans la muraille elle-même mais dans ses environs immédiats.

Pendant la Révolution culturelle, les rebelles et les gardes rouges s'en prenaient aux monuments et aux lieux de culte : plusieurs briques de la Grande Muraille de Chine furent enlevées pour construire des porcheries.

La muraille a été désignée comme l'une des sept nouvelles merveilles du monde en juillet 2007 par un organisme non officiel et à caractère commercial (New Open World Foundation).
Grande Muraille de Chine : Histoire   
Traditionnellement, on divise l'histoire de la construction de la Grande Muraille en deux parties :
- l'une précédent l'unification de la dynastie Qin (221 av. J.-C.) lors de la période des Printemps et des Automnes et la période des Royaumes Combattants, où les divers états et royaumes qui divisaient la Chine érigent des murs de terre à leurs frontières ;
- l'une commençant lors de l'unification de la dynastie Qin, où l'empereur Shi Huangdi débute la construction d'un grand mur de "dix mille lieues de long" à la frontière nord.

Période antérieure à la dynastie Qin
Les peuples chinois construisent des murs depuis leurs plus anciennes dynasties : le mur des Erliguan, construit près de la ville actuelle de Zhengzhou au début de la dynastie Shang (XVIIIe au XIIème siècle av. J.-C.) fait près de 7 km de circonférence et est toujours de nos jours à certains endroits plus de 9 m de haut.

Au VIIIème siècle av. J.-C., début de la période dite des Printemps et des Automnes, la Chine suit un système féodal : le territoire est divisé en une centaine de fiefs ou états dirigés par des princes, en théorie tous réunis sous l'égide des rois de la dynastie Zhou. La plus vieille référence littéraire porte sur un mur construit en 656 av. J.-C. par l'état de Qi.

Cependant au cours du temps, ces états s'annexent les uns les autres pour former des grandes principautés et au VIème siècle av. J.-C. certaines principautés au sud font sécession, comme le Chu ou le Wu. La Chine est alors vite morcelée en plusieurs royaumes indépendant se faisant la guerre et ne reconnaissant à la dynastie régnante guère plus qu'un pouvoir symbolique : c'est le début de la période des Royaumes combattants.

Vers cette époque, divers états entreprennent alors la construction de murailles pour se protéger de leurs voisins, ou des tribus non-chinoises. Ainsi, vers le Vème siècle av. J.-C., l'état de Qi commence la construction d'un mur dont des parties tiennent encore aujourd'hui debout. Au milieu du IVème siècle av. J.-C., l'état de Wei entreprend à son tour la construction d'un mur sur sa frontière ouest à côté de celui du Qi, puis un deuxième mur sur sa frontière est. Il fut imité par les états de Yan et Zhao. Des peuples non-chinois construisent également des murailles, comme les Yiju pour se protéger du Qin.

Communément, la technique utilisée pour dresser ces murailles était celle de la terre tassée : entre deux planches, des couches de terre de quelques centimètres sont tassées les unes au dessus des autres. Les planches sont alors retirées, laissant un mur de terre. Cette méthode permettait de dresser rapidement des murs solides pouvant résister aisément plusieurs siècles.

Dynastie Qin
En 221 av. J.-C., le seigneur de guerre Ying Zheng achève l'unification de la Chine et fonde la dynastie Qin dont il se proclame empereur sous le nom de règne de Shi Huangdi. Il entreprend alors de massives réformes. Suite aux attaques des tribus Xiongnu, au nord, il envoie le général Meng Tian pour que celui-ci repousse les Xiongnu, puis entreprenne la construction d'une grande muraille au delà du Fleuve Jaune pour protéger plus efficacement les territoires nouvellement conquis.

Cependant, les détails de la construction de ce mur sont très mal connus et les avis des historiens diffèrent quant à ce qui a vraiment accompli par Shi Huangdi et Meng Tian. Il n'existe en tout qu'une seule source primaire relatant sa construction (principalement deux passages du Shiji), ainsi que quelques très courtes références dans les textes historiques ultérieurs comme le Livre des Han.

- "Après que la dynastie Qin eut unifié l'Empire, le général Meng Tian fut envoyé au nord avec 300 000 hommes pour repousser les tribus barbares. Il conquit le Henan et construisit une Grande Muraille en se servant des avantages topographiques. Il construisit des forteresses aux défilés. La muraille partait de Lintao pour arriver à Liaodong sur plus de dix-mille li. Elle traversait le Fleuve Jaune pour arriver à Yangshan". - Sima Qian, Shiji, Chapitre 88 : Meng Tian.

- "Après que le Qin eut conquis les six royaumes, l'empereur envoya le général Meng Tian avec 100 000 hommes au nord pour attaquer les barbares. Il captura le Henan et construisit des défenses autour du Fleuve Jaune. Il construisit quarante-quatre villes fortifiées pour surveiller le fleuve et des soldats furent mis en garnison à la frontière. Il utilisa les montagnes, les falaises, les torrents et les vallées. La muraille partait de Lintao pour arriver à Liaodong sur plus de dix-mille li et traversait le Fleuve Jaune entre Yangshan et Beijia". - Sima Qian, Shiji, Chapitre 110 : Les Xiongnu.

En dehors de ces deux textes, il n'existe pas d'autre récits concernant la muraille construite par Meng Tian. On ne sait dont ni quand elle a été construite, ni son tracé exact. Cette absence d'informations, et le fait que Sima Qian n'ait pas apporté plus d'informations dans son Shiji malgré l'ampleur apparente de l'ouvrage a étonné nombre d'historiens, et si les recherches archéologiques ont permis d'exhumer des portions de la muraille, elles apportent peu d'informations supplémentaires. Cependant, bien qu'aucune source historique ne le confirme, il est couramment admis que Meng Tian n'est pas parti de rien pour entreprendre la construction de la muraille et a probablement connecté et restauré des portions des murs des anciens Royaumes Combattants.

Cependant malgré les débats entre historiens et l'absence de récits historiques, la Grande Muraille construite par la dynastie Qin reste dans l'imaginaire populaire chinois une oeuvre colossale, fruit du travail forcé de milliers de bagnards, soldats, ouvriers et paysans, vision notamment renforcée par l'empereur Shi Huangdi qui est resté dépeint comme un monarque cruel. C'est de cette époque que date le surnom de "mur de dix mille li" (soit 5.760 km étant donné la valeur du li à l'époque de la dynastie Qin). C'est également depuis cette époque que l'on parle véritablement de "Grande Muraille".

Dynastie Han
En 210 av. J.-C., l'empereur Shi Huangdi meurt et la dynastie Qin qu'il avait fondée ne lui survit que quelques années. En 202 av. J.-C., Liu Bang, un ancien soldat aux origines paysannes se rend maître de la Chine et se proclame empereur sous le nom de temple de Gaozu. Affaibli par sa précédente guerre de succession contre Xiang Yu, Gaozu abandonne l'entretien de la Grande Muraille des Qin, et lorsque les Xiongnu, désormais unis en confédération, se montrent menaçants et franchissent la frontière, plutôt que d'adopter une position offensive par l'utilisation de murailles comme l'avait fait Shi Huangdi, Gaozu tente d'acheter la paix par des tributs et des "unions harmonieuses", ou heqin, c'est-à-dire l'offre de princesses chinoises aux shanyu des Xiongnu. Pendant quelques décennies, ses successeurs feront de même. Cependant la Grande Muraille n'est pas complètement abandonnée : sous l'empereur Wendi (180 à 157 av. J.-C.) un ministre recommande la création de tuntian aux frontières (sortes de colonies agraires militaires) protégées par de petites murailles dans le but de coloniser la région et gêner les incursions des Xiongnu.

C'est principalement sous le règne de l'empereur Wudi, long de plus de cinquante ans, que la construction de la Grande Muraille prend un essor considérable. En 134 av. J.-C. le statu quo entre les Chinois et les Xiongnu est rompu après le fiasco de Mayi. Contrairement à ses ancêtres, Wudi décide de prendre une attitude franchement offensive contre les Xiongnu et lance en 129 av. J.-C. une première expédition, suivie par de nombreuses autres. Wudi fait restaurer et connecter des portions de la muraille de la dynastie Qin et puis l'étend au fur à mesure de ses campagnes à travers ce qui deviendra la route de la soie. En 119 av. J.-C., les Xiongnu sont repoussés à travers le désert de Gobi en Mongolie intérieure, et une nouvelle section de la muraille, longue de près de 400 km y est construite et s'y dresse encore de nos jours.

Comme pour la muraille de la dynastie Qin, la matière première dépend alors des disponibilités des terrains tandis que le tracé et l'emplacement des tours de guets, garnisons et passages sont choisies en fonction des avantages stratégiques naturels offerts par la configuration des régions. La section construite dans le désert de Gobi est notamment remarquable pour l'utilisation des cailloux présents dans les sables locaux : en tamisant le sable, les ouvriers obtiennent du gravier. Les murs sont alors bâtis en alternant les couches tassées de gravier et de roseau, puis étaient recouverts d'argile afin d'être à la fois protégés de l'érosion et difficiles à escalader.

Des forts sont construits à côté des murailles, voire directement intégrés aux murs et un système de signaux de fumées permet de prévenir d'une attaque xiongnu. Afin de garantir la rapidité de l'arrivée des renforts, l'armée fait principalement usage de cavalerie légère. La Grande Muraille traverse également les importantes routes commerciales, permettant le contrôle des imports. Sur environ vingt ans, Wudi aura prolongé la Grande Muraille sur près de mille kilomètres. Vers 90 av. J.-C., les offensives xiongnu se font de plus en plus rares et durant environ un siècle et demi la construction de la muraille se voit ralentie.

En 9 après J.-C., la dynastie Han est éclipsée par l'éphémère dynastie Xin avant d'être restaurée en 23 par l'empereur Geng Shidi. Celui-ci doit faire face à des guerres civiles et lorsque l'empereur Guang Wudi monte sur le trône deux ans plus tard, son armée est trop affaiblie pour contenir efficacement les Xiongnu. Il ordonne la construction de quatre nouvelles murailles pour ralentir leur avancée et protéger la capitale. Finalement, vers 48, les Xiongnu connaissent des dissensions internes et se divisent en deux groupes : les Xiongnu septentrionaux et les Xiongnu méridionaux. Les Xiongnu méridionaux font tampon entre leurs homologues du nord et la Chine se montrent relativement disposés à co-exister avec ces derniers ce qui met un hiatus à la construction de nouveaux murs.

Vers la fin de la dynastie Han, l'empire doit faire face à de nombreuses rebellions et guerres civiles, notamment la rébellion des Turbans Jaunes (184-205) et même si les seigneurs de guerre du nord comme Yuan Shao ou Cao Cao doivent occasionnellement faire face aux rebellions des Xiongnu, l'état de l'empire force plus à se concentrer sur les luttes intestines. Cao Cao parvient cependant à rallier les Xiongnu méridionaux à lui tout en les divisant en cinq groupes montés les uns contre les autres et donc moins enclins à se rebeller contre lui, diminuant par là grandement l'utilité de la Grande Muraille. Finalement en 220, à la mort de Cao Cao, la Chine est divisée en Trois Royaumes séparés par des barrières naturelles et se faisant continuellement la guerre, rendant la construction et l'entretien de grandes murailles peu pertinents. Ce n'est pas avant la fin de la dynastie Wei du Nord, vers le VIème siècle qu'apparaît le projet de construire une nouvelle Grande Muraille, cependant ce projet ne sera jamais mis à exécution, et de tous les royaumes rivaux de l'époque, seul le Qi construit des murs.

Source Wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_muraille
Texte soumis à la licence GNU : http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html
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