S'enregistrer
Devenir membre

Envoyer la page
Accéder aux forums
 
English
Turquie > Kalkan > Kalkan
Kalkan
Kalkan


Kalkan (Turquie)

L'architecture particulière de Kalkan est très marquée par l'influence grecque qu'elle fut autrefois. Avec ses ruelles pavées descendant jusqu'au port et la plage, elle est devenue une cité balnéaire méditerranéenne qui ressemble, par de nombreux aspects, à une île des Cyclades.
   Kalkan : Visite virtuelle   1 section et 1 élément
Kalkan : Guide (1)


Guide, plan et vue satellite de Kalkan (1)

Le village est situé à 80km de Fethiye et 27 km de Kas.
Kalkan : Guide de visite   
- Le village est situé à 80km de Fethiye et 27 km de Kas.
- Plusieurs plages sont accessibles en voiture ou en bateau, notamment en contrebas de la route à Kaputas, à 4 km en direction de Kas. De Kaputas, il est possible de rejoindre la "Cave Bleue" (Mavi Magara) en bateau, une cavité naturelle au bas de la falaise.
- La station de bus (otogar) se trouve à l'entrée du village, à 100 m de la poste.
- Les prix augmentent fortement durant la saison haute. Au printemps, on trouve assez facilement des "pansiyon" bon marché. La règle d'or : marchander.
- Plusieurs dolmus assurent la liaison avec les sites de Xanthos, Pinara, Letôn et Saklikent.
- Plusieurs compagnies de bus assurent la liaison avec Fethiye, Kas et Antalya (1 bus toutes les heures la journée pour les trois villes), mais aussi avec Ankara(10h), Izmir (8h) et Istanbul (12h).
Kalkan : Description   
L'ancienne église orthodoxe est devenue une mosquée. Les rez-de-chaussées ne sont plus que boutiques de souvenirs, restaurant et bar à shisha. Les façades des maisons à encorbellement, chaulées d'un blanc éclatant, sont vampirisées par les grappes de bougainvilliers. Les murs et terrasses sont plus colorées les unes que les autres.


107 Ko
Cette cité de la côte Turquoise n'a pas encore été affectée par le tourisme de masse.Ce n'est ni Bodrum, ni Marmaris. La clientèle, majoritairement britannique, a investi dans l'immobilier le long de la côte. Ce sont des habitués, parfois des résidents permanents. Au coucher du soleil, l'habitude est d'aller discuter autour d'un verre avant le dîner sur les toits en terrasses de Kalkan tout en regardant les allers et venues des yachts dans la baie.

A moins d'une demi-heure de route se trouvent les sites antiques de Patara, Letôon et Xanthos, pour ne citer que les plus prestigieux.

Le climat de Kalkan est particulière favorable : le soleil y brille 300 jours par an.


Agrandir le plan
Kalkan : Histoire   
Kalkan ne semble pas avoir connu de développement particulier sous l'antiquité, malgré l'existence du seul port protégé entre Kas et Fethiye. La flotte de Rome et de Rhodes y trouvera refuge, après avoir échoué dans la prise de Patara en raison d'une tempête. La côte Lycienne était autrefois une zone maritime très fréquentée par les pirates. Kalkan, qui offrait alors des conditions de mouillage parfaites, tirera profit de cette activité.

Kalkan, fondée il y à environ deux siècles par une population d'origine turque et grecque sous domination ottomane, deviendra un port important au XIXème siècle, au même titre que les villes voisines de Fethiye et Antalya. L'activité du port, connu alors sous le nom grec de "Kalamaki", sera lié au commerce du charbon de bois, de la soie (il y a encore beaucoup de muriers aujourd'hui à Kalkan) , de l'huile d'olive, du vin, de coton, du sésame, de la farine, du raisin ... Les marchandises, transportées à dos de chameaux en provenance de la vallée de Xanthos et la région montagneuse d'Elmali, étaient destinées aux lointaines contrées de l'Empire ottoman.

Au début du XXème siècle, Kalkan deviendra une bourgeade d'une certaine importance. Elle disposera d'un bureau des douanes dès 1915, et comptera 17 restaurants, un bijoutier, un cordonnier et plusieurs tailleurs. Les premières élections auront lieu en 1928, et l'école primaire ouvrira ses portes en 1937.

La Grèce et la Turquie (qui venait d'acquérir son indépendance), procéderont à des échanges de population en 1923. La plupart des habitants d'origine grecque vivant à Kalkan quitteront la Turquie pour s'intaller sur l'île voisine de Meis ou rejoindre Athènes. Certains iront plus loin, jusqu'en Australie.



L'activité du port amorcera son déclin à partir des années 50, en raison de l'amélioration du réseau routier et de la concurrence du transport terrestre. De nombreux habitants de Kalkan chercheront alors du travail dans les grandes villes voisines.

Moribonde, Kalkan deviendra, dans les années 60, très prisée des propriétaires de voiliers anglais. Le tourisme deviendra la principale source de revenus de la ville. De ce fait, elle a conservé le charme de la cité qu'elle fut autrefois. De stricts mesures de conservation du patrimoine ont permis de classer de nombreuses maisons de la ville. Le charme authentique qui s'en dégage se démarque des autres stations balnéaires voisines.
Kalkan : Plus de photos   
Kalkan